Stéphane Grangier

Un sandiniste !

Né un midi brumeux de septembre 1968 dans la ville de Quimper, Stéphane Grangier comprit très vite, environ à l’âge de 2 ans et demi, que son destin l’attendait, imminent, bouillonnant, sulfureux, au-delà des frontières du Finistère-Sud.

 

 

 

Dernier rejeton d’une famille dont seul le chat lui fit longtemps office de guide spirituel, il s’arrêta dans la ville de Lanester où il vécut une joyeuse, mais néanmoins perturbée enfance à la recherche (déjà) d’un sens profond à son existence.

 

 

 

En 1975, à l’âge de 7 ans, le fumet qu’exhalait la terre à l’orée des moissons l’attira. Il quitta la ville pour aller embourber l’hésitant tracteur de son destin dans les sillons d’une petite commune, Landévant, en plein cœur du Morbihan, où il vécut jusqu’à sa majorité. Durant sa jeunesse sinistre qu’il ne fut même pas foutu d’habiter un tant soit peu, il devient saisonnier en ce bord de mer résidentiel sur lequel sa famille finit par s’arc-bouter, car représentative d’une espèce d’art de vivre supérieur au commun des mortels, c'est-à-dire à tous ces bouseux qu’on voyait traînasser dans la rue sans emploi et encore moins de patrimoine.

 

 

 

Suite à maintes incursions dans l’univers du travail, passant d’un petit boulot à un autre, s'il a perdu le goût de se retrouver avec une truelle devant un mur idiot, Stéphane Grangier n'a jamais perdu celui de la pratique de l'écriture.

 

 

 

La preuve en est faite en 2009 avec la sortie de La vengeance du dindon farci, recueil collectif de nouvelles aux Éditions de la rue nantaise, puis de Chiens dans la nuit, cinq histoires noires formant un opus de 290 pages, en no man's land parcouru à toute berzingue par les esprits dérangés d'êtres passablement torturés (octobre 2010, Éditions de la rue nantaise, Rennes).

 

 

 

En 2011, quatre des cinq textes fondateurs de cet opus ressortent en exemplaire unique format poche et couverture glacée (Amarrées noires, Stiff little fingers, Chiens dans la nuit, Remugles).

 

 

 

Début 2012, le dernier texte sortira pour la première fois en exemplaire individuel. Droit vers le soleil donnera finalement son nom au recueil tout entier, enfin réimprimé puis doté d’une couverture noire, sobre et glacée pleine de mystère.

 

 

 

Succéderont des articles de presse dans Le Rennais, Le Mensuel de Rennes, la revue L’effeuillée

 

En 2014, Grangier commet Hollywood-Pomodien (éditions Goater), road-movie foutraque et endiablé. L'année suivante, un petit roman (intimiste) voit le jour aux éditions La Gidouille : Rachel. Lanester 76.

Stéphane Grangier est membre du collectif Calibre 35